Mauritanie Maroc 2017

12 Avril, Direction Marrakech

Après un papotage avec nos voisins de camping, une petite visite de leur 4/4, je pars à la vaisselle puis à la toilette pendant que mon Gepetto peaufine ses travaux de bouchages de joints.

Et puis à mon retour, la dame de haute Savoie et son mari m’accoste . On papote, sympa on échange sur les choses à voir, c’est leur premier voyage au Maroc, ils nous invitent à boire un café dans leur camping car, on papote à nouveau l’homme se joint à moi et c’est reparti on repapote. Il est 13h, il faut qu’on file, mais Joëlle et Raymond on pitié de nous, nous donne un morceau de tome de chez eux pour que nous n’oublions pas les bons produits de France.

On prend la route, on quitte l’anti Atlas pour gagner le haut Atlas, ça grimpe fort, de jolis villages sont accrochés à la montagne, la route goudronnée ressemble à de la dentelle de calais. Au détour de virages des petits morceaux de terre plat sont cultivés et une eau vive serpente au fond de l’oued.

On est monté à 2000 metres, on s’arrête faire une photo, on redescend sur la piste et au loin on voit un vélo qui descend… On se rapproche ce n’est pas un vélo c’est un tandem avec une troisième roue où est stocké de nombreux sacs. Les cyclistes descendent à plus de 30km/h nous on les suit sagement en priant le bon dieu qu’ils ne tombent pas. Nous les voyons sauter régulièrement, mettre le pied à terre parfois et puis le plat arrive on s’arrête et on papote. C’est un belge et une américaine qui bossent pour une association américaine et qui ont aidé pendant 2 semaines une école nomade au lac Iriki.

On repart après leur avoir laissé une bouteille d’eau.
Le ciel se couvre de plus en plus, il est tout noir. Nous arrivons à Ait Alla, il y a un gîte je demande à mon Gepetto de s’arrêter pour voir si cette nuit nous n’irions pas un peu chez l’habitant ? Pas trop chaud, l’homme hésite beaucoup mais pour me faire plaisir vient visiter… La fracture est là, nous sommes habitués à un certain confort et là ce n’est pas gagné. Mais comme il m’aime beaucoup il va se laisser faire. On sort de la voiture les oreillers, la couette et un grand tissus pour faire un drap de dessous, bref on a toujours notre maison dans notre sac. Monsieur ronchonne, madame tente une nouvelle expérience : la résilience de monsieur face aux exigences de madame.

La pluie tombe, l’orage gronde, nous sommes à l’abris. La mosquée est proche de notre chambre et dessous le plancher de la chambre c’est la bergerie.

Nous nous retrouvons à 20h30 face à un couscous pantagruélique avec un groupe de 16 personnes d’une association caritative espagnole.



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