Mauritanie Maroc 2017

17 Mars, Vers le fleuve Sénégal

Après une nuit très chaude au moins 38, nous sommes descendus de notre poste d’observation pour gagner la vallée. De grandes steppes vertes pistache ont jalonné notre chemin. Rencontre fréquente de troupeaux de vaches, chèvres, ânes et chameaux. Quelques rares chevaux font leur apparition. Les hameaux sont plus fréquents, la région est de plus en plus habitée mais qui dit population dit aussi malheureusement ici détritus en tous genres qui bordent les routes, plastiques de tous genres, tissus, conservés, verres en quantité surprenante. Carcasses de voitures accidentées ou en pannes, elle sont posées là et n’en bougeront pas tant qu’elles n’auront pas été désintégrées par le temps où par la cannibalisation. Carcasses de bêtes mortes, chameaux, vaches, biquettes et chiens qui attendent que les charognards leur mettent les os à blanc.
On arrive sur Aleg, grande ville à la mode africaine, on la traverse par son marché, et chose étonnante nous avions du goudron jusqu’à l’entrée de la ville et en ville c’est du sable et cela se comprend. En effet, sur le marché les animaux en tous genres côtoient les fruits et légumes, les pneus, les pièces détachées, les huiles, les objets les plus hétéroclites.

Nous avons hâte d’arriver à Bogué voir le fleuve !!

Youppi sœur Anne, nous arrivons à Bogué un de nos Eldorado. A force de contournement nous arrivons au fleuve. On gare les voitures à la française (type sauvage) et on marche. D’un côté la Mauritanie la berge est bordée de détritus, de l’autre le Sénégal la berge est nickel, les cultures sont bien arrangées. Pour les détritus cela doit être du au courant !!

Un jeune homme nous interpelle, on ne comprend pas, puis arrive un homme plus âgé qui nous explique que nous ne pouvons pas être là car c’est un poste stratégique de la gendarmerie qui surveille la frontière.

Quelle déception, nous pensions trouvé un endroit luxuriant de verdure nous le trouvons luxuriant de détritus.

Tant pis nous continuons notre route à la recherche du vrai fleuve Sénégal tel que nous l’imaginions.

Il est tard nous cherchons notre bivouac pour la nuit. Gepetto est fatigué et poussiéreux et moi aussi une véritable tartine de sable.
Chouette, on a trouvé entre 2 ramifications de rivières et loin des rizières.

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