Mauritanie Maroc 2017

18 Mars, Arrivée à Nouakchott

Petit bivouac bien frais, on avait enlevé la couette car trop chaud maintenant on se pèle 20 degrés c’est peu. On longe les méandres du fleuve que bordent quelques cultures. Le linge sèche sur les clôtures cela doit être jour de lessive. En effet, quelques groupes de femmes sont en plein frottage de linge. La population est très différente, un peu moins maure un peu plus noire mais ce qui diffère beaucoup c’est l’habillement plus à la sénégalaise, jupe longue et bustier moulant et coloré plutôt que grand boubou enveloppant.

La traversée des hameaux est paisible et donne l’occasion à quelques photos.

On arrive à Rosso, grande ville frontalière on se dit chouette on va voir le fleuve de près … Ben que non, car pour le voir faut sortir de Mauritanie et repayer 55€/personne pour revenir, cela n’a aucun intérêt. Un petit tour en ville nous saoule vite, il règne un air de maffia qui ne nous plaît pas trop.
On reprend la route vers Nouakchott super route… Pendant 10km, puis une route en dentelle ou parfois le goudron a complètement disparu pour faire place nette au sable, c’est vrai qu’ici ça n’en manque pas. Pierre reprend des auto stoppeurs, ici tout le monde fait du stop des jeunes aux vieux en passant par les femmes sans oublier les militaires.

Et nous rentrons dans Nouakchott, capitale de la Mauritanie, des voitures de tous poils nous entourent mais beaucoup semblent ne pas avoir le même diamètre de roues, cela leur donne un air de pas chassé assez marrant. Les clignotants sont très optionnel, les feux stop inexistant et les feux de signalisation rouge ou vert ils s’en foutent royalement à tel point que si tu t’arrêtes au rouge tu te fais incendier !!

On tourne à droite, à gauche on va tout droit et d’un coup plus de goudron nous sommes dans le centre ville et nous tombons dans le marché. Des tonnes d’oignons, de carottes, de fruits beaux et d’autres pourris se côtoient allègrement au milieu de charrettes à bras, de charrettes à âne, de voitures, de camions, et de bestiaux à poils vaches et biquettes et d’autres à plumes toutes ces couleurs et odeurs nous obligent à fermer la fenêtre.

On arrive à sortir du marché, par un terre plein central fabriqué avec des fûts.

On arrive à l’auberge Menata, on pose nos voitures et on part se balader en ville. Nous tombons sur l’ambassade française, grande bâtisse encerclée par des hauts murs barbelifiés (celui là aussi est inventé pour les besoins du récit) on y croise des Françaises à qui on dit bonjour, aucune réponse de leur part on doit vraiment faire peur ou être très très crade .

C’est une ville cosmopolite, on y a trouvé une boulangerie pâtisserie je me suis fait un petit pain au chocolat et mon Gepetto n’a même pas regardé pour un mille feuille.

Retour à l’auberge pour le dîner.

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