Mauritanie Maroc 2017

19 Avril, Zagora – Chegaga – étape 4 – 251 Kms

Petit dej dans une ambiance bon enfant. Ce matin, tous les équipages partiront ensembles tous feux allumés et tous bruitages permis sous les vivas du gouverneur de la province de Zagora et de ses subornés, accompagnés des hourras des très gentils organisateurs. Puis on va se mettre en place à Tagounite pour notre point de contrôle, et que voit’on arriver ? 3 motards !! Pas possible ils ne peuvent pas être déjà arrivés. En effet, la fatigue aidant ou un mélange d’informations mal digérées on fait qu’ils ont confondu CP1 et CD (contrôle de départ). Aurélie et Arthur enfourchent leur monture et dans un nuage de poussière font demi tour et disparaissent de notre vue pour essayer de gagner le CD avant 10h. Gilbert le 3eme perdu reste avec nous, perdu pour perdu autant en profiter pour se poser. On s’achète 3 petits trucs, on boit un café et on se commande des tajines pour ce midi. On s’installe, nous sommes juste à côté du lycee. On papote, les gamins tournent autour de nous comme des mouches, « bonbons, chocolat, esquimaux, ballons, stylos » ils réclament tout et n’importe quoi. Les premières motos arrivent et vont dejeuner en ville. Les tagines arrivent et franchement très chères pour le bled mais les meilleurs que l’on ait mangé. Christian et Annick arrivent à brides abattues, après avoir fait le CD il doivent faire le CA(contrôle d’arrivée) à Cheggaga. En passant ils nous expliquent que nos 2 motards perdus pensant ne pas avoir assez de carburant pour regagner le départ ont acheté de l’essence frelaté au bled et la moto d’Aurélie est en panne, ils l’ont rapatriée jusqu’à Zagora bref c’est le chat noir pour notre petit couple.

Diego distribue la pastèque à tous, on aurait pu organiser un concours : qui crache le pépin le plus loin.

Pendant ce temps les motards passent par petits groupes pour entrer dans le bac à sable des grands. C’est un joyeux bordel ! La moto 3 Stephane de son prénom fermera à 15h la marche des motards il est gentil ce petit bichon avec ses yeux rieurs et sa bouche moqueuse. Les infirmiers sont passés ; les quads, un peu de voitures, la 2eme équipe médicale passe, la voiture poubelle et les dépanneurs sont là et toutes les bécanes sont parties, il est 15h et notre Stephane enfourche son destrier et part tranquillement suivi par les fermeurs. Nous on va rendre les plats aux bistrot et direction Chegaga. Le vent de sable se lève, pour voir les bosses et les trous pas facile. Et puis on entre dans le sable ça patine fort les enfants ! On jardine un peu surtout que par moment on y voit que dalle c’est une pluie de sable qui tombe. On arrive à la source sacrée ou la carcasse du Déf repose toujours là attendant patiemment sa décomposition finale.

Après une petite photo, Diego ne trouve plus la piste et mon Gepetto nous mène au campement.

On s’abrite sous les tentes, une petite bière pression bien fraîche nous attend. Merci David pour la pompe à bière.

Repas très sympa mais pour la nuit on préfère dormir dans notre dromadaire plutôt que sous la tente berbère.

On se couche, c’est le bordel , un véritable concert de portières s’engage, les voitures se déplacent pour se mettre soit face au vent soit face à la dune. Et puis vers 23h30, il y en a un qui se dit on va faire une soirée disco et hop test des enceintes, il pète les décibels et le rock à Billy débute. Je rêve, après 300 bornes de pistes les mecs, ils ne sont même pas fatigués ?

Minuit plus de bruit ouf le silence… Mais à 3h le vent se lève, le sable vole, les voix s’élèvent, les portières s’ouvrent re bordel, ça se calme et un moteur tourne, le mec a trop chaud il a mis sa clim en route hé oui même en plein désert on a le droit à son confort quand même !!!! 😔

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