Mauritanie Maroc 2017

19 Mars, Vers le banc d’Arguin

On est parti après les croissants du dimanche et un petit café bien sympa direction Nouadibhou et avec la ferme volonté de visiter le banc d’Arguin. Notre route comme à l’accoutumée fut ponctuer d’arrêts contrôle police ou gendarmerie où on distribue notre petite fiche de police. On croise des tonnes de taxi brousse, mini vans ou s’entassent des personnes, des sacs, des bestiaux sur le toit. Parfois ces véhicules s’arrêtent c’est la pause pipi, et là surprise les hommes sont d’un côté de la route accroupi et se soulagent joyeusement. Les dames sont restées de l’autre côté stoïques. Moralité la vessie féminine à une plus grande contenance.

On croise un convoi de touristes allemand en berline encadré par des militaires mauritaniens armés jusqu’aux dents. Honnêtement nous n’avons jamais senti la moindre insécurité ici. Le seul truc de pénible c’est ce quémandage incessant du cadeau, bonbon, stylo, argent mais ça c’est la faute des touristes qui se dédouanent de leur richesse par rapport à la pauvreté du pays en se donnant bonne conscience par des cadeaux.
On prend l’embranchement pour entrer dans la réserve naturelle après avoir payé notre éco-taxe.

On longe une petite lagune, la piste est belle on roule on roule et puis plus de trace de piste. Et on se retrouve très loin des waypoints dans le sable, dans les dunes et on jardine, on bêche on cercle on cherche et on s’ensable une première fois. On dégonfle un peu, on dégage les pneus, on sort les plaques et on repart. 200 metres plus loin rebelotte. On joue de la pelle, du bras pour dégager le châssis, on se roule dans le sable pour dégager au maximum ce sable collant (type sable à lapin mouillé) plaques mises ça n’accroche pas. On recommence. On dégage on sort les criques pour poser la plaque sous les pneus. Après 2 heures d’effort on sort enfin. On est rincé et on porte au moins 3 kg de sable sur notre peau, dans les chaussures et les fibres des fringues.

Il est 18h, on a retrouvé notre piste, on s’arrête. Le vent souffle fort. Gepetto regonfle, petite douche peeling. On plante le décor, table et chaises apparaissent et c’est l’heure de l’apéro, ce soir Pierre nous offre le cassoulet. Bien requinquant après tous ces travaux herculéen et ce froid polaire



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