Maroc 2018

7 avril Fès – Bab Boudir, Sur les traces des cigognes…

Nous sommes partis de Fès après une nuit bien pluvieuse et un ciel tout gris direction Taza.
En prenant le chemin des écoliers nous avons découvert de somptueux paysages.
À la sortie d’un virage un tout petit bled nous ouvre ses portes pour un tajine d’agneau très locale, nous avons mangé avec le pain puis prenant pitié de nous le patron nous a donné une cuillère à café. Dans la salle à l’arrière les jeunes jouent au baby foot et viennent chercher le grand môme qui m’accompagne, je me marre il a rien vu venir et s’est pris une paté et oui t’as plus 20 ans Gepetto.
On reprend la route entre la voie ferrée et l’oued, entre de magnifiques champs de culture bien verts et de splendides oliviers ou quelques coquelicots commencent à s’ouvrir. Partout notre regard porte sur d’énormes nids de cigognes vides mais qui virevoltent au dessus de nous.
Et nous arrivons enfin à en pendre en photos, elles sont trop belles dans leur indifférence, fières comme pas permis elles règnent sur leur nid.
En chemin quelques vendeurs de légumes jalonnent notre route et si on s’arrêtait. Petit échange limité par notre français trop présent dans notre culture, mais nous achetons des asperges sauvages laissons les cardes et artichauts.
Nous longeons un joli lac tout bleu ou quelques pêcheurs vendent
Leurs énormes carpes. Et toujours au-dessus de nous le lent ballet des cigognes et autres gros oiseaux genre rapace ou vautour et de machins blanc à longues pattes avec houppette sur la tête plutôt sympa tout ça.
Arrivés sur Taza nous nous dirigeons vers le Jbel Tazzeka. Paysages somptueux qui ressemblent parfois au Sud du plateau d’Anatolie. Et puis, les chênes font leur apparition suivis des pins et d’une route très sinueuse.
On arrive au petit village de Bab Boudir. Où il y a un camping et un complexe hôtelier. Enfin, ça c’était avant😜 A l’heure actuelle des coulées de boues traversent le village, sur la trentaine de maisons, seules 3 ou 4 ont des volets ouverts. On croise un gentil monsieur qui nous explique que tout est fermé et que le village a beaucoup souffert cet hiver avec les chutes de neige et les inondations et on le croit sans peine au vue des terres gorgées d’eau et au ruissèlement d’eau de partout. Il nous recommande de nous stationner face à l’hôtel seul endroit où le sol est bien stabilisé.
Le bivouac ne sera pas perdu dans la nature mais on n’aura pas les pieds dans la gadoue.
On se pose. Et je prépare ma popote ce soir pâtes aux asperges et petit pois, faut bien en faire quelque chose 😂.
Et pendant qu’on papote avec l’homme on entend frapper à la porte, tiens ça faisait longtemps on avait oublié le fameux petit papier à donner ou à remplir pour la police. On papote un peu avec les 2 hommes, on échange un cordiale bonsoir et on rentre car il ne fait que 6 degrés.
On papote autour du poêle et la pluie tombe et ben non c’est pas la pluie c’est de la grêle. Le thermomètre descend. La pluie prend le relais, le vent se met à jouer aussi.
On se couche, ça souffle fort, ça bouge, ça tangue mais l’homme dort du sommeil du juste. Il se réveille, a un peu froid, enfile un pantalon se recouche s’endort très vite, moi j’attend le matin😂.

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